Le logement et l’énergie pèsent de plus en plus lourd dans le budget des ménages. Un rapport d’information récent s’est penché sur l’évolution du pouvoir d’achat des Français, en mettant l’accent sur la précarité énergétique, la rénovation des logements anciens et l’accès à la propriété. Parmi les recommandations, une nouvelle aide associant prêt à taux zéro et prêt à taux réduit pourrait bientôt soutenir les particuliers, notamment pour la rénovation énergétique ou l’achat d’un bien ancien. Que faut-il retenir de ces constats et à quoi devez-vous vous attendre si vous êtes propriétaire, locataire, primo-accédant ou bailleur ?
Le rapport souligne que le logement et l’énergie font partie du « noyau dur » des dépenses contraintes des ménages. Cela signifie que, dans la vie quotidienne, il est difficile - voire impossible - de réduire ces postes de dépenses, contrairement à d’autres charges plus flexibles. Les Français sont nombreux à devoir composer avec la hausse du coût de l’énergie, qui s’est accélérée depuis 2021, et le prix du logement, qui ne cesse d’augmenter.
Concrètement, pour beaucoup, il n’est pas possible de se passer de carburant pour se rendre au travail. D’autres, malheureusement, se privent de chauffage pour faire face à la hausse des factures, ce qui peut avoir un impact sur leur santé et l’état de leur logement.
Selon les chiffres cités dans le rapport, 10,1 % de la population française était en situation de précarité énergétique en 2023. Cela signifie qu’une personne sur dix consacre une part anormalement élevée de son budget à se chauffer ou à s’éclairer, ou renonce à un confort minimum faute de moyens. Les dispositifs de soutien publics, comme le chèque énergie ou le bouclier tarifaire, ont permis d’atténuer temporairement la hausse des prix, mais ils n’ont pas permis de régler le problème de fond.
Le rapport note aussi une augmentation de 20 % des interventions pour impayés d’énergie en 2025 par rapport à l’année précédente. Cette hausse montre que la précarité énergétique est aujourd’hui un révélateur majeur des inégalités entre ménages.
Face à ce constat, le rapport formule plusieurs recommandations pour améliorer le pouvoir d’achat des ménages et faciliter la rénovation du parc résidentiel. L’une des mesures phares serait la création d’un dispositif associant un prêt à taux zéro (PTZ) à un prêt à taux réduit. Ce système viserait principalement deux objectifs :
Ce nouveau dispositif n’est pas encore en vigueur, mais il pourrait faciliter l’accès au crédit pour celles et ceux qui souhaitent acheter ou rénover un bien ancien, en limitant le coût du financement.
Si vous êtes propriétaire d’un logement ancien, ou si vous envisagez d’en acheter un, la question de la rénovation énergétique va devenir de plus en plus centrale. Le diagnostic de performance énergétique (DPE), qui mesure la consommation d’énergie d’un logement, est déjà incontournable pour vendre ou louer. Un mauvais DPE peut freiner une vente ou limiter la possibilité de louer.
Avec la hausse des prix de l’énergie et la multiplication des impayés, il est probable que les pouvoirs publics continuent à renforcer les mesures incitatives ou obligatoires pour améliorer la performance énergétique des logements. Les aides existantes (chèque énergie, MaPrimeRénov’, PTZ) pourraient être complétées ou adaptées, notamment pour les ménages modestes ou les primo-accédants.
De manière générale, il est conseillé d’anticiper :
Le rapport sur le pouvoir d’achat rappelle que le logement et l’énergie pèsent lourdement sur le budget des Français, et que la rénovation du parc résidentiel est un enjeu majeur pour réduire la précarité énergétique. Les recommandations visent à faciliter l’accès aux aides et aux crédits pour acheter ou rénover un bien ancien. Pour les particuliers, l’enjeu est double : maîtriser ses dépenses et anticiper les évolutions réglementaires à venir. Se tenir informé et préparer ses projets de rénovation ou d’achat reste le meilleur moyen d’éviter les mauvaises surprises et de profiter des aides qui pourraient bientôt évoluer.